Quel sens donner au mot « préalable »

Conseils aux membres des commissions de médiation

Lire nos fiches argumentaires :

Que disent les textes ?

L’exigence des démarches préalables figure à l’article R.441-14-1 du CCH.

Elle renvoie à l’esprit de la loi tel qu’il découle de l’article L.300-1 : la procédure ouverte par la loi DALO n’est pas une voie ordinaire de demande de logement social, mais un recours auprès de l’État en tant que garant du droit au logement, ce qui signifie que l’on ait déjà actionné ou tenté d’actionner les voies de droit commun.

Que dit le Guide du ministère ?

Le Guide pour les commissions de médiation (p.16 à 21) rappelle les origines et justifications de l’exigence des démarches préalables.

Il s’appuie sur une analyse de la jurisprudence pour aborder :

Sa lecture est vivement recommandée aux membres des commissions de médiation.

Que dit la jurisprudence ?

Décisions du TA de Paris :

Quelles sont les démarches exigibles ?

Démarches exigibles dans le cas d’un recours DALO

La demande de logement social (DLS) en cours de validité est, en règle générale, une démarche nécessaire et suffisante.

Des démarches complémentaires à la DLS peuvent être exigées :

Démarches exigibles dans le cas d’un recours DAHO

Le demandeur doit avoir fait une démarche pour obtenir une place d’hébergement ou, le cas échéant, un logement de transition ou un logement-foyer.

Un appel au 115 constitue, a priori, une démarche préalable suffisante pour un demandeur d’hébergement.

Conseils aux personnes accompagnant les demandeurs

Il ne faut pas hésiter à exposer toutes les démarches accomplies par le demandeur pour remédier à sa situation ;

Dans la mesure du possible, laisser passer un à trois mois entre la DLS et le recours DALO ; il y a cependant des situations où l’urgence nécessite de ne pas attendre.

Exemple : ménage faisant l’objet d’un jugement d’expulsion, ménage à la rue, ou menacé d’être mis à la rue par la personne qui l’héberge…

Le cas échéant, il est conseillé d’indiquer les raisons qui ont fait que le demandeur n’a pas fait sa demande de logement social auparavant : il espérait que l’expulsion ne serait pas prononcée, il croyait pouvoir être logé dans le privé, il pensait devoir fournir des documents dont il ne disposait pas, etc.